Éco-quartier et Golf de Rassuen

  • Istres, France
Retour aux archives des projets

  • Slide 0
  • Slide 1
  • Slide 2
  • Slide 3
  • Slide 4
  • Slide 5
  • Slide 6
  • Slide 7
  • Slide 8
  • Slide 9
  • Slide 10
  • Slide 11
  • Slide 12
  • Slide 13

Le développement durable c’est la capacité qu’aura l’homme à retrouver les rapports harmoniques qui constituèrent par le passé son appartenance fusionnelle à la nature.

Ce voyage se fera dans la contextualité et la modernité dans l’appartenance aux territoires et aux hommes qui les peuplent.

 

Il nous faut retrouver « le génie du lieu » et la capacité par l’œuvre des hommes de magnifier l’œuvre de la nature.

 

Notre projet sera une évocation poétique du génie méditerranéen qui a vu s’élever dans l’ordre rationnel et poétique une cité comme Aigues-Mortes, dans l’ordre du symbole et de la puissance plastique l’église de Fos-sur-Mer, le rocher de Vitrolles ou la cité ancestrale d’Istres. Il célèbrera le travail des hommes en préservant les traces archéologiques de l’usine de Rassuen et en créant un belvédère sur les anciennes salines afin que la mémoire collective ne soit pas interrompue.

 

« L’esprit de la modernité n’est que l’âme du passé » Paul Valéry

 

François FONTÈS

 

 

Architecturer un site comme celui qui nous est proposé pour y bâtir un quartier urbain, ce n’est pas l’effacer, comme avec un chiffon on fait disparaitre, on annule, les informations du cours précédent sur le tableau noir. C’est au contraire souligner, révéler, approfondir les caractéristiques essentielles : les reliefs, les rocs, les herbes, les couleurs, les matières, les traces d’un passé dépassé et abandonné. Généralement abandonner c’est renoncer, lâcher, larguer, capituler. Nous ne ferons rien de tout cela. Nous préférerons abandonner dans le sens du don, du leg, comme on abandonne sa fortune à la jeune génération. En insistant sur les valeurs du trésor : la topographie, les face-à-face avec l’étang traversé par son mur axial, avec les horizons, avec l’Istres historique et avec ce paysage imprégné, apprivoisé par les douceurs ondulantes du parcours de golf et la sérénité des promenades des joueurs et de leurs amis. Ainsi, le lieu s’approfondie, se complexifie pour mieux accueillir ses nouveaux plaisirs de le vivre. Mais il n’est pas loti ! Il est architecturé par une composition en rythme avec les grandes dimensions historiques et géographiques, en écho avec la ligne construite de l’étang et avec des surprises déjà intégrées comme les traces de la ville d’aujourd’hui. Rien n’est convenu, des hôtels éboulis ou archéologiques au rempart-parking, à la trame d’ilots urbains, aux murs de pierre séparant les maisons, tout est dans la continuité de l’harmonie ensoleillée de la méditerranée, ici.

 

Jean NOUVEL

 

 

Récupérer, recycler, ne rien perdre….

Un horizon métaphysique construit sur des étangs.

Un paysage de pierre construit sur le labeur.

Là seront les valeurs utiles à l’enchantement de ce nouveau paysage bâti.

 

Récupérer et réutiliser tous les matériaux in situ. D’abord la pierre, elle porte la mémoire du travail, la vérité d’un vrai métier dans une chaîne courte de production. Son empreinte environnementale est exemplaire. Quand la pierre part à la décharge c’est un peu l’âme de la Provence que l’on martyrise.

 

Ce programme immobilier cherchera l’improbable utopie : l’autonomie des principes constructifs…. Pierre et béton, un choix poétique et politique contre le consumérisme. Cette aventure sera provinciale identitaire, maniériste au sens de Barbey d’Aurevilly et territorialisée. Echappant au monde d’une spéculation cynique, elle participera à une redistribution de richesses par le partage du travail et de ses valeurs.

 

Rudy RICCIOTTI